Comment un four à faïence est-il devenu un rituel du soir ?
Bellevuero Salon occupe une ancienne faïencerie du quartier Saint-Martin à Nevers, où se rejoue chaque soir le même rituel, du premier joueur au dernier.
Pourquoi les fours se sont-ils tus ?
L'atelier cuisait autrefois des faïences peintes, expédiées par la Loire toute proche vers les négociants de la région ; les fours se sont tus quand la dernière fournée est sortie, sans que personne n'en rallume un autre.
Fermé pendant des années, le bâtiment a gardé ses verrières et ses fours murés — aujourd'hui remplacés par six tables, un tapis chacune, et un rituel qui recommence chaque soir à dix-neuf heures.
Le salon garde le nom de son fondateur, Bellevuero, en souvenir du dernier maître faïencier du quartier ; le reste, le tarot et la belote l'ont écrit soir après soir.

Ancien atelier
cuisson de faïence peinte, jusqu'à la fermeture
Aujourd'hui
six tables, ouvertes six soirs sur sept
Chaque soir
le même rituel, du premier au dernier joueur
À quoi ressemble une soirée, en images ?





